La crise? Quelle crise?
18 05 2009moi je dis faut pas être pessimiste, ça pourrait être pire…
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Catégories : R.A.B.
moi je dis faut pas être pessimiste, ça pourrait être pire…
Je sais que cette info ne va pas en intéresser beaucoup puisqu’elle concerne le football américain mais voilà je viens d’ouvrir un blog sur le sujet et plus particulièrement un blog centré sur les Giants.
(classe hein?…non? ah bon d’accord…)
Vu que dernièrement je me retenais pas mal pour ne pas vous poster des billets sur la draft, l’offseason toussa toussa…je me suis dit qu’il était plus sain de créer un espace spécial pour ce sujet.
Donc si vous êtes intéressés ou curieux ou ennuyés vous n’avez qu’à y jeter un coup d’oeil.
…à chaque fois je vous ressors la même chose et à chaque j’essaie d’y trouver une solution mais en vain…
Je m’arrache les cheveux pour pouvoir mettre mes photos sur Flickr. Quand il s’agit d’exporter les photos sur FB directement depuis iPhoto pas de soucis mais dès que je veux le faire sur Skype là ça bloque.
« Pas grave!» me dis je, « j’vais utiliser un autre logiciel du style Flickr Uploadr ou JUploadr» mais non! Encore une fois à cause de ce foutu proxy, ces logiciels ne parviennent pas à envoyer les photos.
J’ai bien essayé de bidouiller les préférences réseau mais bon comme je suis pas très doué avec les proxys je suis coincé.
Reste plus qu’à uploader depuis le navigateur mais bon l’uploader flash de Flickr ne marche pas pour moi et uploader plus de 300 photos 5 par 5 c’est un peu lourd.
Alors du coup à quoi bon vous raconter ce que j’ai fait si je n’ai pas de photos à l’appui. Bien entendu vous êtes assez grands pour lire sans images mais quand même ça m’embête de mettre que du texte.
Du coup tant que je ne pourrais pas uploader les photos sur Flickr seules les personnes figurant dans mes amis sur FB y auront accès. Une sorte d’apartheid informatique qui s’impose à moi et à vous…
raaaaa je galère depuis une semaine à poster ce billet! Désolé pour le retard, le reste du voyage suivra bientôt.
Ou Jo’burg comme disent les sudafs.
Samedi 4 avril j’étais mis à la porte du campus et donc je partais direction Jo’burg.
Ma famille n’arrivait que lundi mais en attendant j’étais hébergé par Vincent qui a débarqué en Afrique du Sud il y a peine un mois pour un VIE d’un an et demi.
J’avais donc un petit week end pour découvrir la capitale économique du pays. Première surprise : où est le centre? où sont les buildings? en quittant l’aéroport je pensais voir au loin quelques immeubles mais que neni. La ville est tellement étalée que l’on ne voit pas le centre si on reste en périphérie (logique tu me diras…). D’ailleurs le centre n’est pas vraiment recommandé quand on ne connait pas le coin.
Jo’burg c’est donc un réseau de grands boulevards avec plein de petits malls pour chaque quartier. J’étais assez étonné parce que je m’attendais à voir une ville comme Sao Paulo qui est beaucoup concentrée avec des grand buildings partout toussa toussa…
Mais bon l’intérêt principal de Johannesburg n’est pas vraiment la structure de la ville. Tous les joburgers (il me semble qu’on les appelle comme ça) m’ont conseillé d’aller visiter le musée de l’Apartheid (séparation en afrikaans). Après avoir un peu galéré avec Vincent pour traverser la ville et trouver le Mémorial, nous arrivons enfin et payons la modique somme de 30 rands (un peu plus de 2 euros, quand je vous disais que c’était pas cher) chacun.
L’entrée du musée est très particulière: une entrée pour les blancs et une entrée pour les noirs. Mais ici ce n’est pas votre couleur de peau qui détermine votre entrée mais votre ticket d’entrée. En effet, bien que tous les 2 blancs nous avions un ticket pour noir et un ticket pour blanc. On nous les fait tirer au sort et la visite commence.

Je vous rassure, noirs et blancs ne sont séparés que pour une vingtaine de mètres ensuite il s’agit d’un parcours commun qui commence par quelques peintures des Bushmen (ou Bochimans) qui sont les premiers êtres à avoir peuplé l’Afrique du Sud. Lors de la colonisation, les Hollandais et les Anglais ont travaillé avec ces indigènes mais certains étaient réduits en esclavage.

Bon ceci n’est qu’une infime partie du mémorial puisque celui-ci explique comment l’Apartheid s’est installé, qu’est ce qui l’a développé, pourquoi et surtout le plus intéressant: la chute de l’Apartheid. Il s’agit d’une suite de photos et d’archives vidéos, parfois une réplique des cellules dans lesquelles étaient enfermés les noirs, la liste des lois installant l’Apartheid, ou encore les camions blindés qui patrouillaient le township de Soweto de la fin des années 70 jusqu’à 1990.

Les 3/4 du musée sont assez noirs mais permettent de comprendre comment une minorité a réussi à faire plier une majorité (10% de la population est blanche). Une vidéo sur Soweto est diffusée en boucle et montre bien la violence du conflit entre noirs et blancs.

La dernière partie s’intéresse à l’après-Apartheid: la libération de Nelson Mandela, les négociations entre le gouvernement et l’ANC, la rédaction de la Constitution provisoire de 94 puis celle de 96 et enfin la première élection purement démocratique portant le leader de la lutte anti-Apartheid au pouvoir.

En somme c’est un mémorial très instructif et ça m’a aidé à mieux comprendre l’histoire sud africaine qui depuis plus de 2 siècles était définie par le règne d’une minorité sur la majorité.
De plus les élections parlementaires vont bientôt avoir lieu et de ces élections découlera l’élection du nouveau président de la République d’Afrique du Sud. Il y a une grosse polémique ici parce que le leader de l’ANC (African National Congress), Jacob Zuma, est en examen pour corruption et est réputé pour ses idées un peu extrêmes (je ne sais pas encore dans quelle mesure ). Apparemment il serait d’avis que les blancs payent pour l’Apartheid d’une manière certes plus soft mais tout de même contestable. Les sudafs sont certains qu’il va l’emporter et devenir président mais craignent les conséquences que pourrait avoir cette élection.
…ou pas!
April fool
Comme vous pouvez vous en douter.
Mais bon ce matin avant d’aller en cours j’ai voulu faire un rapide passage sur FB et le message d’erreur du proxy de l’université s’affiche comme d’habitude :
« C’est une page qui consomme beaucoup de bande passante blablabla…Réessayez plus tard!»
(ils nous font bien chier avec leurs histoires de quotas internet)
Sauf que là le message était un peu différent.
Moi pas réveillé je me dis « merde les cons nous font payer maintenant! j’vais devoir faire une croix sur FB» .
Puis après une deuxième lecture attentive je remarque un inhabituel « ERR_APRIL_FOOL» en bas de la page.
Bien joué.
Sinon j’envoie une petite pensée @Pierre qui reçoit ses résultats d’admissibilité pour Sciences Po aujourd’hui. Me demande si ils ont fait exprès de choisir cette date pour donner des résultats très attendus.
‘tain heureusement que j’avais pas dit que je ferais le bétisier tout de suite, hein?
Il était prêt depuis un moment sur FB mais j’avais des soucis avec Youtube et Viddler. Mais bon tout vient à point à qui sait attendre.
Attention c’est long par contre (10 minutes ou plus).
Bientôt 2 mois que je suis ici et je me rends compte que je ne vous ai jamais parlé de mon nouveau mode de vie à Rhodes et in extenso à Grahamstown.
Alors jamais est peut être un peu exagéré parce que si vous me suivez sur Twitter ou FB vous avez sûrement dû lire quelques trucs à propos de ma vie en campus.
Fondamentalement, rien n’a changé. Je mène toujours ma vie d’étudiant. Mais c’est plus la « forme» qui diffère. First, je suis en Afrique du Sud : oui bon ça vous l’aviez noté. Mais bon c’est assez spécial d’avoir collé sur soi l’étiquette d’étudiant international. La plupart du temps les gens sont curieux mais ne creusent pas plus loin. C’est pas désagréable de répondre à quelqu’un de curieux mais bon parfois on se dit « merde, j’suis là pour rencontrer du monde et pas faire un exposé des clichés français» . Du coup quand on tombe sur des gens intéressants, on se rend compte le plus souvent qu’ils savent et comprennent ce que c’est qu’être un foreigner.
D’ailleurs ici à Rhodes on est plus que des foreigner, on est les frenchies. Moi qui avant mon départ pensait éviter autant que possible de traîner avec des compatriotes pour améliorer mon anglais, ici j’ai un peu de mal. Sur une quarantaine d’étudiants en échange internationaux nous sommes 18 français. C’est assez difficile de rater les français dans les bars.
Puis à côté de ça il y a la vie en campus. C’est vraiment une ambiance très différente de ce que j’ai connu à l’ICES. On se croirait vraiment dans un campus à l’américaine avec des étudiants et des profs à perte de vue. La cafète est le centre névralgique du campus. Les grandes pelouses sont prisées par des lecteurs en quête de calme ou les bandes d’amis qui ont juste envie de profiter de leur pause avant de reprendre les cours. Les résidences sont des lieux où le mot « pacifique» est inconnu. Il y a des allers et venues constantes d’étudiants. Les chambres sont pas extras mais bon ça reste correct, en tout cas dans ma résidence. D’ailleurs à propos de ma rés’, le jour où je suis arrivé on m’indique Stanley Kidd House et je vois un beau bâtiment blanc avec un étage (photo). J’étais content d’être bien tombé jusqu’à ce que le subwarden me dise que je n’étais pas dans la main house mais dans l’annexe…j’ai pas mis de photo parce que le bâtiment en vaut pas la peine mais bon du coup j’ai expérimenté l’ascenseur émotionnel.
Le campus est vraiment un monde à part par rapport à la ville. Alors que sur le campsu on a des gardes de sécurité, c’est propre et agréable, toussa toussa…Quand on traverse la rue, on sent la différence. C’est pas Calcutta mais bon à peine sorti, on est déjà accosté par des mendiants et on se sent moins en sécurité. Le jour tout est ok, on peut se balader seul sur High Street et New Street (les rues principales du bled) mais le soir il vaut mieux éviter de traîner tout seul. On entend souvent parler de viols ici et la gent féminine n’est pas la seule visée par ce fléau.
Mais bon tant qu’on traîne avec des gens qu’on connaît le soir il n’y a aucun souci. La plupart de nos soirées commencent au pub des Rhodents, le Rat and Parrot. C’est vraiment le bar idéal pour se faire un bon dîner pour 50 rands (4 euros). Et je parle pas d’un p’tit sandwich de merde. Non! ça va du gros burger à la salade. Avec 150 rands en poche vous avez largement de quoi passer une bonne soirée. On y trouve majoritairement des blancs alors qu’à peine 20 mètres plus loin il y a le Old 65 qui est principalement frenquentés par le noirs. On voit que l’Apartheid n’est pas si loin dans les esprits. C’est un endroit que j’aime bien fréquenter. On y trouve à coup sûr des amis qu’on a pas eu le temps de voir dans la semaine et c’est un bon endroit pour commencer la soirée. Après selon les envies, les étudiants fréquentent d’autres lieux tel que le Café Blanca, Old Jail, Triple S, etc… pour tous finir au Friar’s à faire un sitting sur la piste pour que le DJ concède « one more song» .

Mis à part ça, Grahamstown ne présente pas beaucoup d’intérêt. Donc quand on peut quitter la ville pour voir autre chose, on fonce. Pour ceux qui comptent venir ici les années à venir, je tiens à vous rassurer, avec 6000 étudiants autour de soi on trouve toujours quelque chose à faire.
Bref, I’m livin the good life at Rhodes U
Les bruits de couloir